POURQUOI LE ROTIN N’A JAMAIS DISPARU

Le rotin fait partie de ces matières qui traversent les modes sans vraiment demander la permission. Un peu comme la vieille vaisselle de grand-mère : on l’a toujours vue, sans toujours la regarder.

Le rotin, c’était les maisons de vacances, les vérandas, les chambres d’enfant, les salons un peu bohèmes, les terrasses d’été. Il apporte tout de suite quelque chose de solaire, de léger, d’un peu vacances — sans tomber forcément dans le total look maison de plage.

Une banquette en rotin, un miroir vintage, une petite étagère murale ou un fauteuil coquille suffisent à réchauffer un intérieur. C’est peut-être ça, le secret du mobilier en rotin vintage : il ne prend jamais toute la place, mais il change l’ambiance d’une pièce.

J’aime sa couleur miel, parfois un peu irrégulière, ses courbes, ses petits détails faits main. Rien n’est parfaitement lisse, et c’est tant mieux.

Puis, doucement, on l’a retrouvé dans des intérieurs beaucoup plus contemporains, mélangé à du métal, de la céramique, des murs blancs ou des tapis graphiques.

Le rotin fonctionne parce qu’il se marie avec presque tout : une céramique ancienne, des verres chinés, un coussin graphique, un bouquet d’eucalyptus, quelques citrons posés là. Il donne de la chaleur sans alourdir, du charme sans trop en faire.

Et puis choisir un meuble en rotin vintage, c’est aussi faire le choix d’une pièce déjà existante, qui a vécu, traversé les années, et qui continue d’avoir une vraie présence.

Le rotin n’est donc pas vraiment revenu.

Il était simplement là.

On avait juste oublié à quel point il était beau.